Portrait. Cette cadre de banque ne se tourne pas les pouces, une fois sortie de son bureau, ou quand débarque le week-end. Elle file à son nouvel amour, le Squash qui commence à lui rendre l’appareil. Raissa Makada nous raconte comment elle a adopté sa nouvelle discipline sportive.

 

Du tennis au squash, il n’y a qu’un pas

Raissa Makanda. La récente vainqueure de l’Open Squash d’Edea pense que cette discipline sportive mérite beaucoup plus d’intérêt du public. En quelques lignes, cette ancienne championne de tennis
présente les avantages de son nouveau choix.

Comment êtes-vous arrivée dans le squash ?

C’est un ami proche qui m’a fait découvrir le squash. Il connaissait mon amour pour le sport et m’a proposé un jour de l’accompagner sur un court. Je ne connaissais pas grand-chose à cette discipline à l’époque, mais dès les premières balles, j’ai ressenti une vraie connexion. J’ai accroché immédiatement. Et aujourd’hui, je lui suis reconnaissante de m’avoir conduite vers ce sport qui est devenu une passion.

Quelle discipline sportive avez-vous pratiqué avant ?

Avant de me lancer dans le squash, je pratiquais déjà le tennis. C’est d’ailleurs cette base qui m’a beaucoup aidée au départ : les déplacements, la lecture du jeu, la coordination… Mais le squash est un tout autre univers. Il demande une réactivité, une explosivité et une endurance très spécifiques. La transition n’a pas toujours été facile, mais grâce aux entraînements avec mon coach chaque samedi, je me suis rapidement adaptée.

Vous gagnez là, une adversaire qui vous a souvent dérangée. Quel sentiment ?

C’est un mélange d’émotion, de fierté et de soulagement. Elle m’a souvent posé problème par son style de jeu, son intensité, sa combativité. Aujourd’hui, réussir à l’emporter face à elle, c’est la preuve que le travail finit toujours par payer. J’ai beaucoup appris de nos précédentes confrontations, et cette victoire, je la savoure particulièrement.

Raissa Makada, recevant son trophée de Vainqueure des mains de s autorités

Pour vous, le squash a-t-il de beaux jours devant lui ?

Oui, je le pense sincèrement. Le squash est un sport complet, spectaculaire et très formateur, surtout pour les jeunes, seniors et vétérans. Il gagne à être mieux connu et davantage médiatisé. Avec plus de visibilité et de soutien, je suis convaincue qu’il peut séduire un large public. Il suffit de l’essayer une fois pour être conquis !

Un mot pour les organisateurs ?

Un grand merci. Organiser un événement de cette envergure, avec cette qualité, ce n’est jamais évident. On sent la passion, l’engagement et le professionnalisme derrière chaque détail. Grâce à vous, nous, les joueuses et joueurs, pouvons nous exprimer pleinement. Merci pour tout ce que vous faites pour le squash. Je ne terminerai pas sans exprimer une pensée à tous les squasheurs du Cameroun qui forment déjà une famille et particulièrement à mon club « Guiness Squash ».

Propos recueillis par David Eyengue