Club Tennis Pandjo. Ils n’ont pas attendu qu’on ouvre officiellement le club de tennis construit à côté de chez eux. Ces joueurs de tennis vétérans ont investi les lieux, et parlent tous d’une certaine libération que leur a offert le promoteur. Comme des personnes qui reçoivent des cadeaux, ils se sont exprimés ce dimanche 29 juin 2025.

J’ai cinq minutes pour être sur le court
Séverin Tenku

Ça fait du bien de savoir que à côté de chez moi, il y a un court de tennis. Avant, je traversais toute la ville pour aller jouer le tennis à Happy Sport à Makepe. Si quelqu’un a eu cette vision, c’est qu’il aime vraiment le tennis. Le calvaire était d’autant plus grand que souvent, quand je partais d’ici, j’arrive à Makepe, et il pleut là bas. Ici, j’ai cinq minutes pour arriver au court. Aujourd’hui, on ne parle pas seulement des bénéfices financiers. On parle aussi des bénéfices sociaux, la joie de donner la joie à ses voisins, c’est dans cette optique que s’est lancé l’honorable Gérard Ngala. Nous lui disons : Merci !

 

Je n’ai pas de mots…

Tita Sama Emmanuel. C’est magnifique ! Vous ne pouvez pas imaginer ce que nous ressentons comme joie, d’avoir des courts de tennis à côté de chez nous. Avant, depuis 2019, je quittais le stade Pandjo pour aller jouer au club Plateau Joss. Maintenant, quand je quitte la maison, en cinq minutes, je suis déjà au club. Maintenant, je peux jouer le matin à 6h et le soir après le boulot. C’est extraordinaire. Le promoteur nous a dit que c’est par amour du tennis. Lui-même est un amoureux du tennis, et y compris nous-mêmes, il a fait ce sacrifice de construire des courts à côté de chez nous. Il me manque des mots pour lui dire Merci. Je ne suis pas sûr qu’il y ait deux personnes au Cameroun, capables de ce genre de sacrifice pour les autres. Prendre un terrain aussi bien placé pour y construire des aires de jeux, c’est extraordinaire.

 

Le calvaire est terminé

Ricardo Bibi, Joueur riverain. 

 

Avant, je jouais à Bonanjo, de façon intermittente. Maintenant, depuis l’ouverture de ce club, je suis régulier, parce que l’honorable Ngala nous a offert cette opportunité.

Dans ce quartier, nous réfléchissons comment le remercier. Avant, c’était une petite souffrance, trouver un temps pour quitter le bureau à Akwa, aller au club à Bonanjo pour jouer jusqu’à 20h, trainer pour attendre la fin des embouteillages, avant de rentrer. Maintenant, le calvaire est fini. Notre santé sera plus forte !

 

Bonaberi était un quartier oublié

Ntseh AWA

 

Tous les jours, il fallait faire des plans pour jouer en ville. Avant, c’était pénible. Aujourd’hui, on vient à pieds, on rentre à pieds. Le stress des embouteillages, c’est terminé ! Bonaberi était un quartier oublié de Douala. Ici, il n’y avait ni stade de football, ni court de tennis. Aujourd’hui, grâce à un bienfaiteur j’ai nommé Honorable Ngala, nous avons nos courts de tennis. Un club de tennis, ce n’est pas rentable. Mais il a décidé de se sacrifier pour nous donner de la joie. C’est formidable !

Propos recueillis par David EYENGUE