Solitaires, à une étape qui grimpe

Tonga-Bagangte-Tonga. Jan Munzer d’Allemagne et Badlis Slimane d’Algérie se sont offert une démonstration sur les 78 km de la cinquième étape, et l’Allemagne s’est permise une troisième victoire d’etape.

Les 78 km de cette cinquième étape étaient vallonnés, avec deux cols de deuxième catégorie, pour mettre en activité les grimpeurs du peloton. Rodrigue Kuere Nounawe, le maillot blanc à pois rouge depuis le début de la compétition, devait se bouger un peu. Avant de prendre le départ, le coureur de SNH Vélo club est rassurant : “Je sais qu’il y aura des secousses dans le peloton aujourd’hui, mais je vais tout faire pour garder le maillot à la fin de l’étape”.
Les deux fuyards du peloton ont eu leurs bons de sorties, à cause de leurs positions au classement général après la quatrième étape.
L’Allemand pointe à 2 minutes 23 secondes de Boris Tientcheu le maillot jaune, et l’Algérien est à 4 minutes 01 seconde. Des positions qui leur offrent des cartons de sortie, pourvu qu’ils n’aillent pas plus loin.

Les deux hommes sont gardés dans la limite du temps nécessaire pour ne pas déranger le maillot jaune, dont les équipiers ont le devoir de sécuriser. Par moment, les deux fuyards ont traversé la limite, et comme ça grimpait, Boris Tientcheu lui-même, devait apporter de l’aide au train formé par ses coéquipiers pour controler les échappés.

Béninois et Burkinabés à la peine derrière

Si le train Camerounais pour suivre les échappés avait des alliés de circonstances comme les Néerlandais, les Allemands et les Algériens, Béninois et Burkinabés étaient à la peine, au fond du peloton, en dehors de quelques uns de leurs leaders comme Yameogo Saturnin et Ricardo Sadjede qui se sont accrochés.

On se parle, puis on se mesure

Dans une telle atmosphère où un plateau en or vous est offert,
les deux coureurs sortis pour l’échappée n’avaient qu’à se mesurer, pour savoir qui sera le vainqueur d’étape : ” nous avons collaboré pendant longtemps, avec des calculs. Au cas où l’écart devenait considérable, mon confrère d’échappée rêvait d’une victoire d’etape et moi du maillot jaune. Seulement, quand nous avons eu l’information que le peloton réduit considérablement l’écart, il fallait maintenant se battre pour la victoire d’étape au sprint, et j’ai pris mes responsabilités “, nous a lancé Jan Munzer, l’Allemand qui a gagné avec 04 secondes d’avance sur son coéquipier d’évasion. Côté algérien, on se contente du maillot blanc à pois rouge, repris au Camerounais Rodrigue Kuere Nounawe.

Le maillot jaune n’a pas été inquiété. Arrivé à la 17eme place à 35 secondes du vainqueur de cette cinquième étape, il garde le précieux sésame sur les épaules et garde ses concurrents directs à 58 secondes.
David Eyengue, sur la route du Tour