Les Lions s’acclimatent à Maroua.
Tour Cycliste international du Cameroun. Les trois équipes plénipotentiaires du Cameroun mettent les dernières stratégies en place dans la capitale régionale de l’Extrême-Nord.
Après des semaines de travail acharné sur les différentes courses à l’étranger, les coureurs de SNH vélo club ont retrouvé leurs camarades de l’équipe nationale et de Espoir du Mboa à Maroua, pour les derniers réglages. Une période d’acclimatation et de mise en place des stratégies communes en vue de mieux représenter le vert-rouge-jaune au 21ème Tour Cycliste International du Cameroun (TCIC ) 2025. Ce matin du dimanche 1er juin 2025, à trois jours du  premier coup de pédale, les 18 coureurs avaient une séance de décrassage sur un petit tronçon entre Maroua et Mora, qui fera partie de la première étape. Pour une séance calibrée sur 90 minutes, deux des trois Directeurs sportifs ont enfourché leurs vélos pour suivre le groupe : ” c’est toujours utile de souvent monter sur son vélo pour transmettre certaines consignes, difficiles à faire comprendre verbalement, ou quand vous êtes dans une voiture. Quand le peloton peut rouler doucement, nous pouvons suivre à vélo, et passer la consigne voulue, ou démontrer par nous-mêmes”, nous lançait Hervé Raoul Mba.  Le peloton de 20 coureurs étaient bien encadré par une équipe de mécaniciens conduite  par Robert Fozing,  sous la supervision technique de Frano Martin, le technicien  Slovaque venu en renfort pour le Tour.
Juste le temps de s’échauffer, et les 18 plénipotentiaires du Cameroun à ce Tour 2025 ont mis le turbo.  Une vitesse qui était un peu grande pour les vieilles jambes des deux entraîneurs. Pris au piège de la bordure, Hervé Raoul Mba et Martinien Tega ont souffert, pendant que Clovis Kamzong Abossolo et ses camarades dans une ambiance de camaraderie, disaient assumer ce piège aux coachs : “Ils ont signé eux-mêmes leur arrêt de mort. Quand ils nous font bosser dur, ils doivent eux-mêmes sentir ce que peuvent subir nos adversaires”, confirme Kamzong. Une attitude normale selon les entraîneurs : ” Il est normal que nous soyons lâchés par ces gars dans  une course, quelque soit la distance et le temps. Car si nous faisons l’arrivée avec eux en ce moment, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Le cycliste n’est pas l’ami de quelqu’un, même si c’est son coach “, rassurait Martinien Tega.
À seulement trois jours du début de la course, l’ambiance dans la tanière des Lions du vélo est plutôt bonne. Les 18 coureurs Camerounais s’acclimatent bien et attendent de pied ferme leurs adversaires dans le Septentrion.
David EYENGUE, sur la route du Tour