Total Chan 2020. Plusieurs Camerounais en situation d’invalidité ont accepté le défi d’accompagner la compétition comme volontaire. Une façon de ne pas rater l’histoire.

Avec l’organisation des grandes compétitions dans le monde, l’expérience a montré que la participation des volontaires est capitale pour la réussite. Au Cameroun, on n’a pas dérogé à la règle. Des centaines de personnes ont été retenues et placées à des postes différents, pour accompagner les spectateurs. Des personnes avec un handicap n’ont pas été épargnées. Innocent Sielahe en fait partie, lui qui est un des responsables de l’association des personnes avec une invalidité. Après les matchs de la deuxième journée au stade de Japoma, il nous a raconté son aventure: «Nous faisons partie de ces personnes volontaires qui donnons de notre temps, pour la réussite de l’événement. Nous sommes les premiers à arriver sur les sites, et les derniers à partir. Pour ces matchs de la 2 èmejournée à Japoma, nous étions là dès 9 heures, et c’est maintenant à presque 23 heures que nous devons partir ».

Notre ami a d’ailleurs un autre défi après les matchs sur son site, celui de rejoindre son domicile à 30 kilomètres: «J’habite Bonendalè, et je dois traverser toute la ville dans son diamètre pour rejoindre ma maison à partir d’ici . Cela fait plus de 30 kilomètres à parcourir. Pour la première journée, je suis arrivé chez moi à une heure du matin. Mais c’est un travail pour la patrie. Nous sommes de nombreuses personnes handicapées choisies pour ce travail, et en sommes fiers ». En sa qualité de responsable d’association, il lance un appel aux autres qui aimeraient assister aux rencontres du Chan: «J’ai remarqué que dans ce stade de Japoma, et je suppose que c’est la même chose à Bépanda, il y a des aménagements pour nous. Les places réservées pour personnes handicapées, et des billets gratuits. Au cas où vous n’avez pas eu vos billets gratuits aux points de distribution, vous arrivez au stade et vous donnez accès gratuitement ». Il faut cependant préciser que les bénéficiaires de ces mesures doivent présenter une carte nationale d’invalidité.

David Eyenguè