Ils rêvent tous de la NBA
Basket-ball. Dix huit heures d’entraînement par semaine pour des jeunes joueurs, un programme étalé sur deux mois. Pendant les vacances scolaires, ils avalent des duels entre copains et autres consignes de l’entraîneur, avec dans le viseur à long terme, la NBA.
Le Cameroun est le pays d’Afrique qui compte le plus de joueurs en NBA depuis la saison 2024-2025. Cinq sur les 17 du continent, et même un sixième dès la saison prochaine, avec la draft récente de John Tonje chez les Utah Jazz. Le joueur de 24 ans vient retrouver Ulrich Chomche des Raptors de Toronto, Christian Koloko des Los Angeles Lakers, Yves Missi de New Orléans Pélicans, Pascal Siakam des Pacers de l’Indiana et Joël Embiid, le pivot des Sixers de Philadelphie.
Si tous les analystes de basket-ball du monde pensent que le Cameroun peut enfin regarder dans les yeux les autres grandes Nations du monde au cas où il regroupe tous ces joueurs, les jeunes Camerounais amoureux de la discipline ont une autre vision de ce chiffre historique : Il est possible d’arriver en NBA, à une seule condition : travailler dur*, nous ont répondu tour à tour, Nelson Homsi (15 ans), Taku Landry (16 ans), Mbida Aneli Claude (16 ans). Ces jeunes que nous avons rencontrés dans un camp d’entraînement spécifique à Bonanjo, à l’entrée de la garnison militaire, sous la conduite de Steve Kwamm, leur entraîneur. Le jeune Coach, tout récemment sorti de l’INJS occupe une dizaine de jeunes des heures par jour: Nous avons deux heures minimum d’entraînement par jour, du mardi au dimanche, chaque matin, qu’il pleuve ou qu’il neige.* Douze heures d’entraînement spécifiques, avant que ses poulains ne retrouvent leur club, Ecole de Basket où ils ont trois séances d’entraînement par semaine, les lundis, mercredis et vendredis.
Dix huit heures bien comptées, balle à la main, des baskets bien lassées à leurs grands pieds, et des duels avec des copains assurés. Un programme qu’ils suivent avec sérieux et sourire, pour devenir demain, des joueurs professionnels : Le travail, le travail, le travail, la discipline surtout. C’est un aspect sur lequel les jeunes doivent s’attarder énormément, tout ça, c’est u’e question de volonté et d’aptitude. Maintenant, pour devenir de joueurs professionnels et même aller en NBA, il y a la grâce. Dieu doit faire grâce, que les astres soient alignés. Nous les encadreurs sommes là seulement pour les emmener à se challenger, à se dépasser avec les exercices adéquats, pour qu’ils accèdent. Maintenant, on aimerait que ce processus se fasse beaucoup plus tôt. La plupart des temps, on rencontre des joueurs qui commencent à accepter cette corvée à 16 ans, ce qui est relativement tard, nous a confié Steve Kwamm.
Mais avec les six joueurs professionnels Camerounais qui feront encore la fierté du Basket-ball national en NBA cette saison 2025-2026, les jeunes amoureux de la discipline seront encore plus volontaires aux entraînements.
David Eyengue
