GPCB 2021. Le Rwanda, dernier vainqueur de l’épreuve en 2020 ne sera pas au départ de cette édition, tout comme les trois meilleures équipes africaines comme le stipule le règlement UCI.

Dix équipes de cyclistes sont annoncées pour le départ de la première étape entre Bagangté et Bagangté 116,1 km ce 5 octobre 2021. L’Afrique du Sud, l’Erythrée et la Namibie n’ont pas été citées, pourtant ce sont les trois meilleures équipes africaines du moment.

Le règlement UCI Sport Cycliste, est bien clair dans ses dispositions pour les épreuves ME MU (Men Elite et Men U23, ndlr), « Pour les épreuves se déroulant entre le 16 mars et le 31 décembre, l’organisateur doit inviter : les 3 premières équipes nationales UCI au classement glissant par nation de l’UCI Africa Tour, le deuxième dimanche de janvier. Pour les courses par étapes, la date à prendre en compte est le premier jour de course. L’organisateur doit accepter les inscriptions des équipes susmentionnées qui ont répondu positivement à une invitation ».

 

La supercherie de la fédération va plus loin, puisque L’Algérie (4ème), Maurice (6ème) et le Rwanda, cinquième et dernier vainqueur de l’épreuve en 2020 ne feront pas partie de la course. On ne verra pas Moise Mugisha, dernier détenteur du maillot jaune de l’épreuve, ni Joseph Mugisha, vainqueur des maillots Balnc et maillot Blanc à Pois Rouge de l’année dernière. Seul Kubis Lucas de l’équipe de Slovaquie, maillot vert a vu son équipe invitée. Contacté par nos soins, Felix Sempoma le directeur sportif et entraineur national du Rwanda nous a simplement dit : « nous n’avons pas été invités ».

Cette situation perdure à la fédération camerounaise de cyclisme. Dans la caravane, les membres d’autres commissions s’amusent même déjà avec une expression devenue officielle : « Si vous venez ici nous gagner, on ne vous appelle plus ». Et cela se vérifie avec plusieurs anciens vainqueurs comme l’Algérie, vainqueur en 2019 et absente en 2020 et maintenant, le Rwanda, vainqueur en 2020 et absent en 2021.

Un coup d’œil sur le palmarès de la compétition depuis 2014, le montre à suffisance pour les équipes africaines.

L’Erythrée vainqueur en 2014 était absente en 2015. C’était au tour du Maroc de l’emporter et d’être absent l’année d’après.

 Le slogan est bien là : « vous êtes une équipe africaine, vous gagnez, on vous chasse ».

L’avis est donc donné aux équipes du continent invitées. La France en 2016 et L’équipe de Slovaquie avec Juraj Bellan en 2018, ont échappé à la règle. Mais elles, viennent d’Europe. Une situation qui annihile les efforts de Kamzong Abossolo, meilleur cycliste Camerounais depuis 2015 en manque de vrais concurrents. Le capitaine de SNH vélo club qui avait terminé la course de l’année dernière à la troisième place à 45 secondes de Moise Mugisha, maillot jaune de l’épreuve et de Kubis Lukas, le jeune Slovaque, maillot vert et 2ème de l’épreuve.

Pour le directeur de la communication Jean Baptiste Biaye , c’est sans honte  et avec un ton laconique qu’il nous répond : « l’UCI pouvait donc dire que comme ces équipes ne sont pas invitées elle ne désigne pas de président du jury. Or, elle l’a fait. C’est une compétition 2.2 ». Amusant, puisque le règlement dit bien compétition ME (Men Elite), et notre cher dirigeant devrait savoir que les courses (Tour du Rwanda et l’Amissa Bongo) sont les seules compétitions 2.1 qu’abrite L’UCI Africa Tour, et les autres courses 2.2 de cet UCI Africa Tour sont bien des courses en catégorie Men Elite. Comme d’habitude le commissaire international (Arbitre de la Course, le Français Max Michaud est désigné comme la bonne dizaine de fois et arrive au Cameroun pour la course.

David Eyenguè