Ramener le tennis club à sa place, la première.

Baby Pandja. Après avoir accompagné les sportifs à distance à partir des dossiers de sponsoring en entreprises, le cadre de banque prend de nouvelles responsabilités : accompagner le sport et les sportifs de l’institution Tennis Club de Douala, en qualité de Président.

Et si on vous demandait aujourd’hui de vous présenter ?

Je suis Baby Olivier Pandja. Dans la vie civile, je suis cadre de banque. Et puis dans la vie sportive aujourd’hui, dorénavant Président du Tennis Club de Douala. Passionné de sports de façon globale mais particulièrement passionné de tennis.

On vous a connu sous d’autres casquettes avant d’être cadre de banque…

Oui. C’est vrai que j’ai une vie remplie, j’ai été tour à tour dans le domaine brassicole et dans le domaine de la téléphonie mobile, et puis dans le marketing sportif. Je pense que j’ai touché à beaucoup de choses avant de me retrouver cadre de banque.

Amateur de tennis depuis combien de temps ?

Ça fait des années. Un peu plus de 30 ans. J’étais passionné, on jouait pour s’amuser, je n’ai jamais été un gros compétiteur.

Quand on décide d’aller chercher la casquette de Président de l’un des premiers clubs de tennis du Cameroun, on sait bien à quoi ça tient non?
Bien évidemment. On a fait le tour de la question avant de se lancer. Mon équipe et moi, nous rêvons de mettre notre pied à l’édifice. Le Tennis Club de Douala est une grande institution qui a vocation à accueillir les Camerounais, et pas seulement, et de leur permettre de s’épanouir. Nous allons travailler pour que tous ceux qui viennent ici trouvent un épanouissement sain. Ça passe par la mise à niveau des infrastructures, de la logistique connexe aux infrastructures sportives. Nous allons travailler pour que les aires de jeux soient dans un très bel état, les vestiaires, que le club-house vive. Nous allons travailler pour qu’il y ait beaucoup d’animation au tennis Club, nous sommes dans le sport ; qu’il y ait un esprit de compétitivité. On va créer un esprit de compétition à travers des tournois. On a une ambition de faire revivre le tennis Club, et de ramener pas mal de monde dans cette enceinte.

En deux années de mandat, ce n’est pas trop court pour toutes ces ambitions ?

C’est vraiment court, mais nous n’avons pas la prétention de créer beaucoup de choses. Nous allons réaliser l’essentiel. Et il y a des prémices aussi des projets futurs que nous allons posés, peut-être pour ceux qui arriveront après nous. Nous n’avons pas vocation à venir nous éterniser là. Nous venons impulser quelque chose. Mais en deux ans, on a du temps pour faire quelque chose de bien.

Baby Olivier Pandja, le passionné, aujourd’hui Président en plein match

Vous avez fait le tour du propriétaire depuis votre prise de fonction. Combien de membres compte le TCD ? Et ce nombre est-il jugé suffisant à la hauteur de l’institution ?

Il y a ici une centaine de membres, et vous comprenez bien que c’est très peu, pour faire tourner une institution comme celle-ci. C’est l’occasion pour moi d’inviter tous ceux-là qui sont amoureux de tennis, à venir soit découvrir, soit nous rejoindre dans cette aventure, pour que nous fassions du TCD, le club le plus ancien du Cameroun, un très bel édifice.

Qu’est-ce que vous trouvez exactement à votre arrivée ? Si on demandait de présenter le club ?

J’aimerais dire un mot au bureau sortant du TCD, j’aimerais, au nom des membres, leur dire Merci pour ce qu’ils ont accompli pendant ces années. Je pense qu’on trouve un club où ça vit. Il y a quand-même une centaine de membres, ça veut dire que les gens ont continué à venir jouer. Ils ont maintenu une cohésion entre les membres. Je leur dis Merci pour l’héritage qu’ils nous ont légué, et je sais qu’ils sont encore là comme membres on compte également sur eux, sur leurs conseils, pour continuer l’oeuvre.

Gaby Lowe, un des vice-présidents du bureau sortant

Nous avons six courts. Deux réservés aux leçons, et quatre pour entraînements et matchs des membres. Nous avons aussi une quinzaine de personnes qui travaillent au club. Vous savez que nous sommes une association bénévole, qui n’a pas vocation à employer des salariés. Il y a une quinzaine de personnes qui tournent entre les coachs, les relanceurs et les ramasseurs de balles.

Dans chaque club, on pense aussi souvent à la formation des jeunes qui doivent porter le club ailleurs, par leurs performances…

L’un de nos key-point dans notre plan d’action, est la dynamisation de notre école de tennis. Nous allons travailler pour structurer l’école de tennis au sein de notre institution, afin de former des pépites qui porteront le nom du club, d’ici quelques années. Nous n’avons que deux ans, comme je vous l’ai dit, on va poser les bases d’une formation pérenne, qui va accompagner l’éducation des jeunes.

On sait que c’est difficile pour un club comme celui-ci de réunir tous ses membres à la fois, compte tenu des emplois de temps. S’il y a un mot à l’endroit de ceux, lointains qui ont appris votre arrivée ?

Le tennis club est un club qui vit pour ses membres, tenu par ses membres, animé par ses membres. À ceux-là qui n’ont pas l’occasion d’être là tous les jours, je les invite tous à nous rejoindre au sein de leur club, parce qu’il ne deviendra ce que nous souhaitons que par eux et grâce à eux. La première contribution que nous attendons, c’est celle de la présence des membres. L’essentiel c’est que les gens s’épanouissent. Qu’ils viennent parce qu’ils veulent pratiquer un beau tennis, ils veulent rencontrer des personnes honnêtes, correctes, gentilles, dont l’éthique et la moralité sont sans faille. Nous invitons tous ceux là qui sont membres déjà à rechausser des tennis, mais aussi à ceux qui souhaitent commencer à faire partie de la famille, d’un club. On les attend et ils seront très bien accueillis.
Vous prenez la main au moment où on perd un grand membre, un pilier du tennis au Cameroun. Un mot à l’endroit de Jo Oyebog?

C’est très dur, parce que j’ai connu ce Monsieur il y a quelques années. Après avoir discuté avec lui, j’ai compris son projet. C’est dommage qu’une icône comme celle-là soit partie trop tôt. Sincères condoléances à sa famille. On essayera de lui rendre un grand hommage le moment venu. C’est vraiment une grande perte pour le Cameroun.

Propos recueillis par David Eyengue